Un philosophe dénommé Ératosthène
En esprit voyagea d'Alexandrie à Syène
Et usa de l'ombre du grand calorifère
Afin de correctement estimer ma sphère

Puis un Polonais en honorable prélat
Mit en cause de contestables postulats
Pour démontrer ma position excentrique
Et dut reconsidérer toutes les cycliques

De noble famille le querelleur Brahe
En un très futile duel perdit son nez
Ses mesures permirent au chétif Kepler
De pouvoir mathématiser sa loi des aires

L'apostat Bruno fit pluraliser les mondes
L'Église jugeant hérétique sa faconde
Le condamna à brûler vif au Champ des fleurs
Il n'était pas loyal d'être libre penseur

Doctes ignorant tous les nouveaux axiomes
Esprits obtus aux logiques compendiums
En un dialogue sieur Galileo
S'en divertira fort avec Simplicio

Sous un légendaire pommier de son jardin
Newton en habile mathématicien
Usant comme outil de belles équations
Enfin en expliqua mes révolutions